Dans le cadre de sa mission de promotion d’une gouvernance foncière centrée sur les personnes, la Plateforme Nationale Multi-Acteurs sur le Foncier renforce sa présence en ligne afin de favoriser le dialogue ; la concertation et le partage de connaissances, l’apprentissage entre les différents acteurs du secteur.
Nous invitons l’ensemble de nos partenaires, institutions ; organisations et citoyens intéressés par les questions foncières à suivre nos actualités sur nos canaux officiels :
Ces plateformes constituent des espaces d’échange et de diffusion d’informations relatives aux initiatives, recherches et politiques en matière de gouvernance foncière.
Orodara, 16 juin 2025 – La salle des fêtes de la mairie a accueilli ce lundi un atelier pas comme les autres. Responsables étatiques, autorités traditionnelles, jeunes, OSC, médias, secteur privé… Plus de cent acteurs ont répondu à l’appel de la Plateforme Nationale Multi Acteurs sur le Foncier (PMAF) pour débattre ensemble des défis fonciers qui subsistent au niveau de la province du Kénédougou.
Un dialogue inédit autour d’un enjeu vital « Sans sécurité foncière, il n’y a pas de paix durable, pas de développement équitable », a lancé d’emblée Monsieur le Haut Commissaire, Président du Cadre de Concertation Provinciale (CCP), ouvrant les travaux de cette rencontre organisée par la PMAF avec le soutien de Welthungerhilfe, dans le cadre de l’initiative Land for Life. L’objectif affiché est de faire émerger des solutions locales, inclusives et concertées pour améliorer la gouvernance du foncier rural, un secteur souvent source de tensions, d’inégalités et d’incompréhensions.
les participants suivant le discours de Monsieur le Haut Commissaire, Président du Cadre de Concertation Provinciale (CCP).
Des défis partagés, des solutions collectives
Deux communications ont planté le décor dont l’une sur la vision du programme Land for Life et l’autre sur l’état des lieux de la sécurisation foncière et des défis dans la province du Kénédougou.
Diagnostic sans appel, les conflits liés à l’absence de titres, les faiblesses des structures locales de gestion, le chevauchement entre normes coutumières et textes législatifs. Mais loin de se limiter à la critique car l’atelier s’est voulu constructif à travers des travaux de groupes dynamiques dont les participants ont identifié des pistes concrètes de remédiation tel que :
Renforcement des capacités du cadastre et l’amélioration de la qualité du référencement GPS,
La relecture des décrets 404, 2010 portant composition, organisation et fonctionnement des CFV et le décret 263-2012 portant composition, organisation et fonctionnement de CCFV de façon à créer une cohérence avec les autres textes ;
La sécurisation juridique des zones de don non formalisées et la matérialisation des pistes à bétail et la Fixation d’un délai pour la libération des occupations illégales des forêts classées.
Il est temps de sortir du silence sur les injustices foncières dit le chef de canton de Kourinion «Nous, autorités traditionnelles, devons faire notre part pour harmoniser les règles coutumières avec les lois nationales. » Du côté des techniciens, on salue un tournant méthodologique « Ce dialogue Multi-Acteurs est une avancée. Il donne la parole à ceux qui vivent les réalités du terrain, c’est un début, pas une fin », estime un agent du Service Régional du Foncier et de la formation des Hauts Bassins.
Un cadre d’engagement et de suivi à renforcer
L’atelier ne s’arrête pas à un simple échange de paroles. Les recommandations feront l’objet d’un suivi provincial, avec des rapports périodiques attendus de la part des parties prenantes. La PMAF entend également poursuivre les ateliers dans d’autres localités pour renforcer la dynamique nationale.
Houndé, 11 juin 2025 ; Une journée d’échanges fructueux s’est tenue ce mercredi dans la salle de réunion du Haut Commissariat de Houndé. L’événement ? Un atelier provincial de dialogue multi-acteurs sur le foncier, organisé par la Plateforme Nationale Multi Acteurs sur le Foncier (PMAF) ; avec l’appui du programme Land for Life de l’ONG Welthungerhilfe (WHH).
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de la Politique Nationale de Sécurisation Foncière en Milieu Rural (PNSFMR). Son objectif est de jeter les bases d’un dialogue pour une gouvernance foncière plus équitable, durable et inclusive dans la province du Tuy.
Les participants échangeant sur les défis de la gouvernance foncière dans le Tuy
Une mobilisation significative et prometteuse
Ce rendez-vous ayant réuni 67 participants témoigne d’une forte mobilisation des acteurs locaux issus de divers horizons, les représentants des services techniques de l’État, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile, les chefs coutumiers, les opérateurs économiques, les organisations paysannes, les femmes, les médias, et même le secteur minier. L’atelier a été officiellement ouvert Monsieur le Haut Commissaire, président du Cadre de Concertation Provincial (CCP) ! Dans son allocution, il a salué l’initiative :« Grâce à la PMAF et au programme Land for Life, nous avons une précieuse opportunité de partager nos expériences et de construire ensemble des solutions durables pour l’avenir du foncier dans notre province. »
Du 26 au 29 mai 2025, une mission de suivi a été menée dans les communes de Samorogouan, Bama et Koumbia visant à évaluer l’efficacité du travail des parajuristes dans le cadre de la Plateforme Multi-Acteurs sur le Foncier (PMAF). Cette initiative, portée par Land for Life, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités locales face aux conflits fonciers persistants dans la région des Hauts-Bassins.
Une mission aux multiples enjeux
L’objectif principal de cette mission était de s’assurer du bon fonctionnement des parajuristes dans leurs zones respectives. Ces acteurs formés ont pour mission d’accompagner les communautés dans la compréhension et l’application des textes législatifs et réglementaires en matière foncière.
Outre la vérification de leur engagement sur le terrain, la mission a permis d’échanger avec eux sur les défis rencontrés ainsi que les perspectives d’amélioration. Les autorités locales ont également été sollicitées afin d’envisager un appui institutionnel renforcé.
Constats et défis à relever
Les échanges avec les parajuristes ont mis en lumière des problématiques majeures, notamment des litiges récurrents autour de la légitimité de la possession des terres et des difficultés liées à l’établissement des Attestations de Possession Foncière Rurale (APFR).
À Samorogouan, les conflits entre villages concernant des terrains non délimités restent un enjeu crucial, notamment en période de campagne agricole.
À Bama, la spéculation foncière est une préoccupation majeure, bien que les efforts de sensibilisation aient permis une prise de conscience croissante parmi la population. Des exemples concrets de médiations réalisées par les parajuristes illustrent leur rôle essentiel dans la résolution des différends
Komon siriki parajuriste a Bama s’entretenant avec le coordonnateur de la pmaf sur les difficultés rencontrées dans la gestion des conflits foncier
A Koumbia, les deux parajuristes ont fait le point des problèmes fonciers qu’ils rencontrent dans leur village et qui touchent la gestion foncière sur tous les aspects quand a l’accès, l’utilisation et la propriété des terres.
Un soutien attendu des autorités
Les deux parajuristes de koumbia s’entretenant avec le coordonnateur de la pmaf
Les autorités communales et départementales ont exprimé leur engagement à soutenir ces initiatives, tout en soulignant les difficultés financières qui entravent le renouvellement des cadres de concertation et l’accompagnement des parajuristes. Malgré ces obstacles, l’importance de la PMAF a été saluée, notamment pour son rôle dans la promotion d’une gouvernance foncière inclusive et participative.
Mr le haut commissaire Sakira Saidou et le coordonnateur Pmaf Mr Bama Blaise
Perspectives et recommandations
Pour assurer une meilleure efficacité des parajuristes, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’intensification des campagnes de sensibilisation, la mobilisation de ressources pour garantir leur prise en charge et la mise en place de dispositifs de concertation renouvelés.
Il y a urgence d’un engagement collectif pour une gestion foncière transparente et équitable, permettant aux communautés rurales de sécuriser leurs droits et de participer activement à la gouvernance de leurs terres.
Burkina Faso du 21 au 22 mai 2025, la ville de Koudougou a abrité un atelier de formation à l’intention des autorités locales des communes rurales de la région du Centre-Ouest. Cette rencontre est organisée par la Plateforme Nationale Multi Acteurs sur le Foncier (PMAF) dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 3 de l’initiative Land for Life.
Mr le Gouverneur de la région du centre ouest prononçant son discours
Un contexte marqué par de fortes tensions foncières
Au Burkina Faso, les activités rurales telles que l’agriculture, l’élevage, la pêche, la foresterie ou encore la chasse, demeurent les piliers de l’économie rurale. Toutefois, leur pleine exploitation est souvent compromise par des conflits fonciers récurrents, une gestion inéquitable des terres et une faiblesse dans la sécurisation des droits des acteurs ruraux. Face à ces enjeux, la sécurisation foncière constitue aujourd’hui un levier stratégique pour le développement local et la stabilité sociale.
Conscient de ces défis, l’État burkinabè a adopté, en 2009, la loi 034-2009/AN portant régime foncier rural, fondée sur une politique de décentralisation et de reconnaissance des droits fonciers coutumiers. Malgré la pertinence de ce cadre juridique, son application sur le terrain reste partielle, en raison notamment d’un manque d’appropriation au niveau local
Renforcer les compétences des autorités locales
L’atelier de Koudougou vise précisément à combler ce déficit. Il ambitionne de renforcer les capacités des présidents des délégations spéciales des communes rurales de la région du Centre-Ouest en matière de gestion foncière. De manière spécifique, il s’agira de :
Renforcer la connaissance des participants sur les dispositions de la loi 034-2009 portant régime foncier rural ;
Clarifier les rôles et responsabilités des autorités locales dans l’application de cette loi au niveau communal et villageois.
Cette formation repose sur une approche participative, mettant l’accent sur les échanges d’expériences et les cas pratiques, afin de favoriser une meilleure compréhension et appropriation des enjeux par les acteurs concernés.
Mr DIWE NEYA expliquant aux PDS les avantages pratique portant sur la loi n°034-2009
Vers une gouvernance foncière inclusive et apaisée
La PMAF, à travers cet atelier, réaffirme son engagement à promouvoir une gouvernance foncière inclusive, transparente et conforme aux principes de la justice sociale. En intégrant les autorités locales dans ce processus, la plateforme vise à améliorer la gestion des terres et à réduire les tensions foncières, dans un esprit de collaboration entre droit positif et normes coutumières.
Ouagadougou, 20 mai 2025 – Le pastoralisme un pilier essentiel de l’économie et de la culture burkinabè, sera au cœur des discussions lors d’une conférence nationale organisée à l’occasion de la première édition de la Journée internationale du pastoralisme. Cet événement, initié par la Plateforme nationale multi-acteurs sur le foncier (PMAF), vise à valoriser le rôle stratégique du pastoralisme dans le développement économique et social du pays.
Discours officiel du représentant du ministre délègue en charge des ressources animales
Alors que le secteur contribue à hauteur de 4,1 % du PIB national et représente le cinquième du produit d’exportation du Burkina Faso, il est confronté à de nombreux défis. Entre changement climatique, pression foncière et insécurité, les communautés pastorales font face à des difficultés croissantes qui menacent leur résilience et la pérennité de leurs activités.
Une réflexion pour un avenir durable
La conférence, qui se tient à Royal Beach Hôtel à Ouagadougou, rassemble experts, institutions publiques, acteurs de la société civile et partenaires internationaux autour du thème « Pastoralisme au Burkina Faso, quel avenir ? ». À travers des panels et des échanges, les participants aborderont les défis actuels et exploreront des solutions innovantes pour une gestion inclusive et durable du pastoralisme.
les différentes communications et débats de nos panelistes pour relever les défis que rencontre le secteur du pastoralismes
Des initiatives concrètes pour renforcer le secteur
Parmi les objectifs clés, l’événement ambitionne d’identifier des mesures pour sécuriser les territoires pastoraux, promouvoir l’intégration de politiques adaptées et renforcer les synergies entre les acteurs. La conférence sera également ponctuée par une exposition de produits pastoraux, animée par des membres des associations Tin Hinan et Femmes Pastorales du Sahel en Mouvement (FPSM), mettant en valeur les savoirs traditionnels et l’adaptabilité des communautés aux changements climatiques.
Un pas vers une résilience accrue
Avec cette première célébration nationale, le Burkina Faso s’inscrit dans une dynamique internationale de reconnaissance du pastoralisme comme levier essentiel de développement. En amont de l’Année Internationale des Pâturages et Pasteurs prévue en 2026, cette initiative marque une avancée significative pour la valorisation et la sauvegarde d’un secteur vital pour le pays.
Pouni mai 2025, dans le cadre de l’initiative Land for Life phase 3 ; la Plateforme Nationale Multi Acteurs sur le Foncier (PMAF) organise du 19 au 22, une session de formation à l’intention des membres des instances foncières villageoises. Cette activité soutenue par les autorités communales s’inscrit dans la dynamique nationale de renforcement de la gouvernance foncière en milieu rural.
Les participants suivant avec attention la formation
La formation s’est déroulée dans la salle des mariages de la mairie de Pouni et a réunie 120 participants, soit 45 membres de commissions foncières villageoises (CFV) et 75 membres des commissions de conciliation foncière villageoises (CCFV) issus de cinq (05) villages, L’objectif global est de renforcer les compétences opérationnelles des commissions locales pour une application plus rigoureuse, équitable et efficace de la loi n°034-2009 portant régime foncier rural.
Conformément aux termes de référence, la session permettra aux participants :
d’approfondir leur compréhension des rôles et attributions des CFV et CCFV ;
de mieux appréhender les procédures relatives à la sécurisation foncière, notamment la délivrance des Attestations de Possession Foncière Rurale (APFR) ;
de se préparer à gérer efficacement les conflits fonciers en favorisant les mécanismes de conciliation locale.
L’approche pédagogique adoptée repose sur une combinaison d’exposés théoriques et de cas pratiques, animés par un binôme de formateurs issus de la Direction Générale du Foncier, de la formation et de l’Organisation du monde rural (DGFOMR) et de la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local (DGDDL), avec le soutien d’un co-facilitateur local assurant la traduction en langue Nuni.
Mme la PDS Badiel Nadine entouré de Mme Boro Aminata (DGFOMER) et de Mr Bama Blaise coordonnateur/pmaf tenant son discours d’ouverture.
Cette initiative vise non seulement à outiller les commissions pour une meilleure exécution de leurs missions, mais aussi à renforcer la confiance des populations rurales envers les mécanismes légaux de sécurisation foncière. L’adhésion des communautés à ces dispositifs dépend en grande partie de la qualité, de la crédibilité et de l’efficacité des services offerts à la base.
Cette session de formation constitue ainsi une étape clé dans la consolidation des acquis en matière de gouvernance foncière, contribuant à la prévention des conflits, à la promotion de la justice sociale et à l’amélioration de la sécurité foncière des acteurs ruraux.