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Former pour mieux sensibiliser : les animateurs des OSC renforcent leurs compétences sur la sécurisation foncière.

Le 09 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso, les animateurs des organisations de la société civile (OSC) partenaires du Projet d’Appui au Renforcement de la Gestion du Foncier et des Mines (PARGFM) Volet Foncier ont bénéficié d’une formation essentielle à l’utilisation de nouveaux outils de sensibilisation. Conçus dans le cadre d’un partenariat entre la PMAF et le PARGFM, ces supports dont la boîte à images visent à vulgariser auprès des communautés les étapes clés du processus de sécurisation foncière ; notamment la délivrance des APFR et le règlement des conflits.

La formation assurée notamment par M. Bama, coordonnateur  national de la PMAF a réuni des animateurs de plusieurs communes. À travers des présentations, des exercices pratiques ;,les participants ont pu s’approprier les messages de sensibilisation et tester les outils dans des scénarios proches de la réalité du terrain. Une simulation conduite par un animateur a particulièrement retenu l’attention des formateurs par sa pertinence et sa qualité.

Au-delà de l’apprentissage technique, les échanges ont permis de mettre en lumière certaines réalités foncières vécues dans les villages. les discussions ont souligné l’importance d’outils pédagogiques adaptés et d’une communication claire avec les communautés. Si la formation intervient en fin d’année, les animateurs se disent confiants : ces outils viendront compléter le syllabus et améliorer considérablement la qualité de leur travail de sensibilisation.

Reconnaissants envers le PARGFM et la PMAF pour l’initiative, les participants anticipent déjà leur retour sur le terrain dans les mois à venir. Ils espèrent une future session d’évaluation afin d’identifier les améliorations nécessaires et partager les bonnes pratiques. Grâce à ce renforcement de capacités, les OSC sont désormais mieux outillées pour accompagner les communautés dans la compréhension et l’appropriation du processus de sécurisation foncière, un enjeu majeur pour la stabilité et le développement locale.

KABORE W Aimée

FAMILI SATIRI

𝐅𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐒𝐚𝐭𝐢𝐫𝐢 : 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞́𝐞𝐬, 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐬𝐩𝐨𝐢𝐫𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬.

Du 2 au 5 décembre 2025, la commune rurale de Satiri, dans la province du Houet, a accueilli une délégation de la Plateforme nationale Multi Acteurs sur le Foncier (PMAF). Cette visite de terrain avait pour objectif d’évaluer la mise en œuvre de la loi foncière rurale et de recueillir les préoccupations des populations locales, notamment celles des femmes sur l’accès sécurisé à la terre.

𝐔𝐧𝐞 𝐥𝐨𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬

Adoptée en 2009, la loi n°034-2009/AN sur le régime foncier rural reconnaît les droits fonciers coutumiers et confie aux communes rurales la gestion des terres. Elle institue l’Attestation de Possession Foncière Rurale (APFR), un document qui sécurise les droits d’usage et de jouissance des populations tout en ouvrant la voie à une possibilité de transformation en titre de propriété. Cette réforme vise à réduirle les conflits fonciers et à favoriser une exploitation apaisée et durable des terres.

À Satiri, plusieurs acteurs étatiques et non étatiques dont le projet Land At Scale accompagnent la mise en œuvre de cette loi afin de garantir un accès équitable et sécurisé à la terre y compris pour les femmes et les jeunes.

𝐃𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬

La première journée de la visite a été consacrée à des échanges avec les autorités communales, les services techniques déconcentrés et les instances foncières villageoises. Il ressort que le Service Foncier Rural (SFR) est fonctionnel avec trois agents en poste et que les Commissions Foncières Villageoises (CFV) ainsi que les Commissions de Conciliation Foncière Villageoises (CCFV) sont opérationnelles dans les seize villages de la commune.

Ces structures jouent un rôle clé dans le traitement des demandes d’APFR et dans la résolution des conflits fonciers, qui restent toutefois nombreux.

𝐂𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐯𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬

Les échanges ont mis en lumière plusieurs types de conflits, les conflits inter-villages, les litiges familiaux, les problèmes de limites de terres et les tensions entre agriculteurs et éleveurs. À cela s’ajoutent l’obstruction des espaces pastoraux et des pistes à bétail ainsi que la vente anarchique des terres. Dans certains villages, des transactions informelles à grande échelle menacent la cohésion sociale à l’image du village de Sissora où près de 50 hectares auraient été vendus à une seule personne.

Pour les acteurs locaux, si le processus de sécurisation foncière n’est pas renforcé, ces pratiques pourraient devenir à moyen terme une véritable « bombe sociale ».

𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐨𝐛𝐬𝐭𝐚𝐜𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞

La deuxième journée a été consacrée à un groupe spécifique de femmes dont certaines ont introduit déjà  au niveau du Service foncier rural (SFR) de la commune, des demandes d’APFR. Les discussions ont révélé des difficultés majeures tel que le manque de moyens financiers pour exploiter les terres, l’accès limité aux parcelles pour les coopératives féminines et les obstacles à la formalisation des dons verbaux de terres.

Malgré ces contraintes, les femmes perçoivent l’APFR comme un outil essentiel d’autonomisation économique et de sécurisation de leurs droits.

𝐔𝐧 𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

La visite terrain de la PMAF à Satiri rappelle que la question foncière est au cœur de la stabilité sociale et du développement rural. Une gestion concertée, inclusive et respectueuse des droits des femmes et des communautés apparaît aujourd’hui comme une condition indispensable pour garantir un avenir apaisé aux populations rurales.

KABORE W Aimée

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Dédougou : une conférence régionale pour une gouvernance foncière inclusive et résiliente.

La salle des fêtes de la mairie de Dédougou a accueilli, du 22 au 23 octobre 2025; la 2ᵉ édition de la Conférence régionale sur la Politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural (PNSFMR). Organisée par le Réseau des Associations et Unions pour la Promotion de l’Agro écologie dans la Boucle du Mouhoun (RAUPA/BM), avec l’appui de la Plateforme Nationale Multi Acteur sur le Foncier (PMAF); de la mairie de Dédougou et des services déconcentrés de l’État, cette rencontre a rassemblé plus de quarante acteurs régionaux issus des six provinces de la Boucle du Mouhoun.    

Les participants ont échangé sur les enjeux de la gouvernance foncière dans un contexte de crise sécuritaire et climatique.                                                                                                                                            

Un enjeu crucial pour la cohésion sociale                                                               

Dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements de populations et les effets du changement climatique, la sécurisation foncière apparaît comme un levier essentiel pour la paix sociale et le développement durable.
« Le foncier est au cœur de la paix sociale et de la sécurité alimentaire. Sa bonne gouvernance conditionne la résilience de nos communautés rurales », a déclaré M. Koné, conseiller technique représentant Mr le gouverneur lors de l’ouverture des travaux. 

Les communications techniques ont mis en lumière les principes de la PNSFMR et son rôle clé dans la protection des droits fonciers, notamment pour les populations vulnérables. Les panelistes ont insisté sur la nécessité de rendre ces dispositifs plus accessibles et adaptés aux réalités locales.

Des débats riches et participatifs

Les échanges ont permis d’identifier plusieurs défis persistants :

  • la cohabitation entre droit coutumier et droit moderne,
  • la complexité des procédures d’acquisition des documents de sécurisation foncière, et
  • la méconnaissance des textes récents, dont la loi 008-2023 /ALT du 20 juin 2023 portant promotion immobilière au Burkina Faso.

Les participants ont salué la pertinence des outils de gestion tels que les chartes foncières locales, les plans fonciers villageois et les APFRs jugés essentiels pour une gouvernance plus équitable et transparente. Des propositions concrètes ont été formulées pour renforcer la concertation locale, simplifier les procédures et promouvoir une gestion participative du foncier rural.

Un dialogue multi-acteurs à poursuivre                                                                      

La conférence a atteint ses objectifs : elle a favorisé un dialogue constructif entre les acteurs, renforcé la coopération régionale et abouti à une déclaration finale en faveur d’une gouvernance foncière inclusive et durable.
« Cette conférence marque une étape importante. Ensemble, nous devons faire du foncier un véritable levier de paix, d’équité et de résilience », a souligné un membre du comité d’organisation lors de la clôture. Par cette initiative, Dédougou confirme son rôle de pôle régional de réflexion et d’action pour une gestion apaisée et durable du foncier au service du développement harmonieux des territoires.

Kaboré W Aimée

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La PMAF dresse son bilan semestriel et trace sa feuille de route.

Ziniaré, le 31 juillet 2025 dans un contexte national toujours fragilisé par l’insécurité, la Plateforme nationale Multi Acteurs sur le foncier (PMAF) a tenu le 31 juillet dernier, sa session ordinaire du Conseil d’administration au Centre de Conférence Yelba à Ziniaré. Une réunion qui marque un tournant stratégique pour la gouvernance foncière au Burkina Faso.

Les membres du conseil d’administration en réunion pour son rapport d’activité du premier semestre

Une participation soutenue malgré le contexte sécuritaire

Ce sont quinze membres statutaires du Conseil d’administration accompagnés de l’équipe du Secrétariat national et d’un représentant de l’ONG WHH, qui ont répondu présent. Une mobilisation saluée par le qui a ouvert les travaux en insistant sur l’importance de maintenir la dynamique de dialogue Multi-Acteurs autour des enjeux fonciers.

Le retour sur six mois d’activités et défis à surmonter

Le coordonnateur national, Mr. Blaise Bama a présenté un rapport d’activités couvrant le premier semestre 2025. Ce dernier a mis en lumière plusieurs réalisations malgré des freins notables liés au manque de ressources et à la complexité des procédures avec certains partenaires techniques. Parmi les points sensibles discutés il y’a l’absence d’animation des cadres de concertation, les activités non réalisées comme la mission au Sénégal ou encore la visite annulée sur le site de Rox Gold. Sur ce dernier cas, le Conseil a évoqué la nécessité de toujours prévoir une alternative en cas d’imprévus logistiques ou institutionnels.

Lors de la récente session, le rapport financier du premier semestre 2025 présenté par le comptable Pmaf a été approuvé sans réserve confirmant la transparence de la gestion des fonds. Le budget du second semestre a également été adopté avec des priorités claires à intensifier les actions de terrain, ajuster le calendrier aux réalités rurales et renforcer la formation des groupes thématiques.
Les échanges ont permis de formuler plusieurs recommandations concrètes, telles que le recrutement d’un chargé de programme, la recherche de nouveaux partenaires financiers et la promotion de la plateforme à l’international. Des propositions de thématiques innovantes en lien avec le changement climatique et la sécurité alimentaire ont aussi été avancées.
Quatre résolutions importantes ont été prises visant à renforcer la coordination, anticiper les actions à venir et diversifier les sources de financement.
En clôture, le président du Conseil a rappelé la mission centrale de la PMAF : promouvoir une gouvernance foncière équitable et durable au service des communautés du Burkina Faso.

Kaboré W Aimée

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Guiriko : Les autorités locales de la région outillées pour une meilleure gouvernance foncière.

Bobo-Dioulasso, du 28 au 29 juillet 2025, les autorités locales de la région du Guiriko ont été formées sur la législation foncière à la Maison de la Culture Anselme Titiama SANOU. Cette session a été initiée par la Plateforme Multi Acteurs sur le Foncier (PMAF) en collaboration avec le ministère de l’administration du territoire et de la mobilité (MATM), dans le cadre de l’initiative Land for Life, phase 3.

L’objectif est de renforcer les capacités des autorités des communes rurales à gérer les questions foncières, dans le respect de la loi 034-2009 sur le foncier rural une loi qui reconnaît désormais les droits coutumiers et place les collectivités au cœur de la gouvernance foncière. Dès l’ouverture, les interventions du président de la PMAF et du représentant de madame la gouverneure ont donné le ton : la sécurisation foncière passe par la compréhension des textes et l’intégrité des acteurs locaux. Les travaux ont alterné exposés, discussions en groupe et échanges d’expériences. Parmi les préoccupations soulevées figurent les conflits liés à la terre, les rôles des instances foncières, ou encore les cas d’implantations illégales comme celui de stations-services sans autorisation.

Les participants ont aussi été sensibilisés à l’importance de l’honnêteté et du respect des procédures dans la gestion du foncier. Barry, formateur principal a partagé une histoire personnelle poignante pour illustrer les conséquences graves d’une mauvaise gestion foncière. « La terre ne ment pas », a-t-il martelé, appelant la rigueur et à l’éthique.

À l’issue de la formation plusieurs recommandations ont été formulées, notamment : étendre ces formations à d’autres régions, renforcer l’accompagnement juridique des communes et promouvoir la formalisation des droits coutumiers via les APFR. Cet atelier marque une avancée importante pour une gouvernance foncière locale plus juste et plus efficace.

Kaboré W Aimée

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Burkina Faso : le foncier au cœur de la lutte contre le changement climatique.

Ouagadougou le 23 juillet 2025 ; le foncier pourrait bien devenir l’une des clés de la stratégie climatique du Burkina Faso. C’est du moins l’un des enseignements majeurs de l’atelier national tenu ce jeudi à Ouagadougou dans la salle de réunion du Haut-commissariat du Kadiogo. L’objectif de la rencontre est de valider le document d’orientation stratégique visant à intégrer la question foncière dans la prochaine Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) principal outil de mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

Organisé par le Secrétariat Permanent du Conseil National pour le Développement Durable (SP/CNDD) en collaboration avec la Plateforme nationale Multi Acteurs sur le Foncier (PMAF), cet atelier a réuni plus de 50 participants venus de divers horizons.                                        

Un enjeu national prioritaire

Dans son allocution d’ouverture, le représentant du SP/CNDD a rappelé que le Burkina Faso est un pays sahélien à forte croissance démographique qui fait face à une combinaison de pressions de dégradation des terres, d’insécurité, d’urbanisation rapide et de vulnérabilité accrue des communautés rurales. « La gouvernance foncière est aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour la résilience des populations et l’atteinte des Objectifs de Développement Durable », a-t-il souligné.

Cette prise de conscience s’inscrit dans le processus de révision des engagements climatiques du pays amorcé dans le cadre de l’Accord de Paris ratifié en 2016. Le Burkina Faso en est aujourd’hui à la phase préparatoire de la CDN 3.0 pour la période post-2025. C’est dans cette dynamique qu’un document d’orientation fondé sur des consultations régionales inclusives a été élaboré afin de renforcer la prise en compte du foncier dans les futures politiques climatiques.

Un processus participatif et inclusif

Les travaux ont permis aux participants d’examiner, d’amender puis de valider ce document de référence qui pose les bases d’une meilleure articulation entre les enjeux fonciers et climatiques. Selon la PMAF qui a porté l’étude avec le soutien de partenaires comme l’ILC, l’UNCC, le PNUD ou encore Tree Aid, le foncier reste le premier capital productif des populations rurales. Pourtant il est souvent absent des documents stratégiques en matière de climat.

« L’objectif, c’est que la prochaine CDN ne laisse personne de côté », a indiqué un membre de la société civile présent à l’atelier. « Les producteurs, les éleveurs, les femmes et les jeunes doivent voir leurs réalités traduites dans les politiques climatiques nationales. »

 Des résultats concrets attendus

À l’issue de la journée les participants ont validé le document tout en formulant plusieurs recommandations pour sa mise en œuvre. Parmi celles-ci on note l’amélioration de la sécurisation des droits fonciers, la reconnaissance des pratiques coutumières, et une meilleure synergie entre les politiques agricoles, environnementales et foncières.

Le document validé servira désormais de base pour l’élaboration technique de la CDN 3.0 que le Burkina Faso doit soumettre à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) dans les mois à venir.

 Un pas de plus vers la justice climatique

En plaçant le foncier au cœur de ses ambitions climatiques, le Burkina Faso envoie un signal fort pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. S’adapter au dérèglement climatique exige aussi de repenser la gestion de la terre.

 Ce que nous faisons ici, c’est de bâtir une CDN qui soit fidèle à nos réalités, a résumé le SP/CNDD. Et dans notre réalité, le foncier n’est pas une option, c’est une condition.

Kaboré W Aimée

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La commune rurale de Pouni prête pour l’application de la loi sur le régime foncier rural : les membres des CFV et CCFV en formation.

Dans le cadre de l’initiative Land for Life Phase 3, la commune de Pouni située dans la province du Sanguié (Centre-Ouest) a accueilli le 23 juin 2025 une importante session de formation à l’intention des membres des Commissions Foncières Villageoises (CFV) et des Commissions de Conciliation Foncière Villageoises (CCFV). Cette activité qui s’est déroulée du 23 au 26 juin 2025 à la salle des fêtes de la mairie, a rassemblé 106 participants venus de cinq villages de la commune.

Entre apprentissage et mise en situation

Les participants ont suivi des sessions interactives tels que des exposés, des études de cas et des simulations. Parmi les temps forts de l’activité on note une conciliation simulée entre un agriculteur et un éleveur, et un exercice sur le processus de délivrance d’une APFR. L’accent a été mis sur la transparence, l’inclusion sociale (femmes, jeunes, déplacés) et la documentation.

Des préoccupations soulevées

Les débats ont permis de faire émerger des inquiétudes sur le bornage et les droits successoraux, des conflits agriculteurs-éleveurs et la responsabilité juridique des membres des commissions. Les formateurs ont rappelé l’importance du cadre légal, du dialogue, de la conciliation, mais aussi des moyens matériels et d’un soutien institutionnel aux commissions.

      Un impact positif

Les participants repartent mieux outillés pour sécuriser les terres et apaiser les tensions.

Un signal fort pour la gouvernance foncière

Cette initiative renforce la gouvernance foncière locale et contribue à faire de la terre un facteur de cohésion sociale, et non de conflit.

Kaboré W Aimée