AGF

Assemblée générale annuelle des membres : bilan validé et cap stratégique redéfini pour la PMAF.

Ouagadougou le 20 février 2026, la Plateforme nationale Multi-Acteurs sur le Foncier (PMAF) a tenu jeudi son Assemblée générale annuelle dans la salle de réunion de l’ABMAQ, Cette rencontre statutaire a rassemblé des représentants du secteur public, du secteur privé, de la société civile, des organisations paysannes, des collectivités territoriales et du monde de la recherche.

Instance suprême de gouvernance de la plateforme, l’Assemblée Générale permet aux membres d’évaluer la gestion de coordination, d’orienter le Conseil d’administration et de se prononcer sur les questions stratégiques. L’édition 2026 s’est déroulée dans un contexte national marqué par la persistance de la crise sécuritaire qui impose une adaptation continue des interventions et des mécanismes de coordination.

Après l’ouverture par le Président de la PMAF et l’adoption de l’agenda, le coordonnateur, Mr Bama a présenté le bilan des activités de l’année 2025, la situation organisationnelle et institutionnelle de la plateforme ; les nouvelles demandes d’adhésion ainsi que les perspectives pour l’année à venir. Les échanges ont permis aux membres de poser plusieurs préoccupations, notamment sur le retard observé dans le démarrage de certaines activités.

En réponse, le coordonnateur a indiqué que ces retards s’expliquent en partie par des contraintes administratives et contextuelles. Ils ont également annoncé la tenue d’un audit couvrant les exercices 2024 et 2025, ainsi qu’un audit final à la clôture du projet conformément aux exigences des partenaires techniques et financiers pour garantir la transparence dans l’utilisation des ressources financières.

La question de la mobilisation et de la diversification de financements additionnels a aussi été débattue, les participants soulignant la nécessité d’explorer davantage d’opportunités malgré un environnement national peu propice. L’assemblée a par ailleurs insisté sur l’importance de mettre en avant le plan d’action triennal, notamment en lien avec l’année internationale des parcours et du pastoralisme.

Au terme des travaux, le bilan 2025 a été adopté et la demande d’adhésion du Réseau des organisations d’éleveurs et pasteurs de l’Afrique Billital Maroobè (RBM) validée. Des orientations stratégiques ont été définies afin de renforcer la gouvernance et l’efficacité de la plateforme. L’Assemblée a recommandé un assouplissement des procédures administratives avec les partenaires et la mise en place d’un dispositif de participation en ligne pour élargir l’implication des membres.

Kaboré W Aimée

FFFFF

Gouvernance foncière : la PMAF valide son budget 2025, fixe ses priorités pour 2026 et accueille un nouveau membre.

La deuxième session 2025 du Conseil d’administration de la Plateforme nationale Multi-Acteurs sur le Foncier (PMAF) s’est tenue le 19 février 2026 au Centre de conférence Yelba à Ziniaré, dans la région d’Oubri, province du Bassitenga. Au cœur des échanges : l’examen des rapports 2025, l’adoption du plan de travail ,du budget 2026 et l’élargissement de la plateforme à un nouvel acteur stratégique du Sahel.

Dans un contexte national marqué par la crise sécuritaire et ses répercussions sur l’accès et la gestion du foncier, les administrateurs ont insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance interne de la plateforme. Après vérification du quorum, le président du Conseil d’administration a ouvert les travaux, saluant l’engagement constant des membres malgré un environnement difficile.

L’état des lieux de l’exécution des activités et du budget de l’année 2025 ont été présentés, discutés puis validés. Le plan de travail et le budget 2026 ont également reçu l’approbation des administrateurs. Les grandes orientations pour l’organisation de la prochaine Assemblée générale ont été définies avec un accent mis sur une meilleure structuration des présentations.

L’adhésion du Réseau des organisations d’éleveurs et pasteurs de l’Afrique Billital Maroobè (RBM) a constitué l’un des temps forts de la session. L’organisation, qui a démarré ses activités à Dori au Burkina Faso avant de s’étendre à d’autres pays  a vu sa demande approuvée à l’unanimité. Pour les membres, cette intégration représente un atout stratégique pour le rayonnement sahélien de la plateforme, notamment en raison de l’engagement du RBM au sein de l’Alliance des OSC pastorales. Le président a rappelé l’importance du respect mutuel des textes et des règles internes pour garantir le bon fonctionnement de la structure.

Les débats ont également porté sur plusieurs difficultés, dont la lourdeur des procédures administratives de certains partenaires techniques et financiers, les retards dans la mise en œuvre des formations thématiques et certaines interrogations liées aux financements, notamment ceux du PARGFM. Le coordonnateur national a apporté des clarifications, précisant que le recours à un consultant certifié par la FAO devrait contribuer à renforcer la crédibilité et les capacités techniques de la plateforme.

La séance a été levée à 14 heures. Les participants ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour la consolidation et le rayonnement de la plateforme. 

Kaboré w Aimée

FFF

𝐋𝐞𝐬 𝐎𝐒𝐂 𝐚̀ 𝐥’𝐞́𝐩𝐫𝐞𝐮𝐯𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞𝐬.

𝘋𝘶 14 𝘢𝘶 17 𝘫𝘢𝘯𝘷𝘪𝘦𝘳 2026, 𝘶𝘯𝘦 𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘴𝘶𝘱𝘦𝘳𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘗𝘳𝘰𝘫𝘦𝘵 𝘥’𝘈𝘱𝘱𝘶𝘪 𝘢𝘶 𝘙𝘦𝘯𝘧𝘰𝘳𝘤𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘎𝘦𝘴𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘍𝘰𝘯𝘤𝘪𝘦𝘳 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘔𝘪𝘯𝘦𝘴 (𝘗𝘈𝘙𝘎𝘍𝘔) 𝘢 𝘴𝘪𝘭𝘭𝘰𝘯𝘯𝘦́ 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘶𝘯𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘎𝘰𝘥𝘺𝘳, 𝘙𝘦́𝘰 𝘦𝘵 𝘡𝘢𝘸𝘢𝘳𝘢. 𝘖𝘣𝘫𝘦𝘤𝘵𝘪𝘧 : 𝘦́𝘷𝘢𝘭𝘶𝘦𝘳 𝘭’𝘦𝘧𝘧𝘪𝘤𝘢𝘤𝘪𝘵𝘦́ 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘷𝘪𝘵𝘦́𝘴 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴𝘪𝘣𝘪𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘮𝘦𝘯𝘦́𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘰𝘳𝘨𝘢𝘯𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘴𝘰𝘤𝘪𝘦́𝘵𝘦́ 𝘤𝘪𝘷𝘪𝘭𝘦 (𝘖𝘚𝘊) 𝘦𝘯 𝘧𝘢𝘷𝘦𝘶𝘳 𝘥’𝘶𝘯𝘦 𝘨𝘦𝘴𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘢𝘱𝘢𝘪𝘴𝘦́𝘦 𝘦𝘵 𝘪𝘯𝘤𝘭𝘶𝘴𝘪𝘷𝘦 𝘥𝘶 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘪𝘦𝘳.

À Godyr, prévenir les conflits fonciers par la formation

Le 15 janvier 2026, la mission a supervisé une formation sur la gestion alternative des conflits fonciers organisée par la CPF au profit des Commissions de Conciliation foncière villageoises (CCFV). Présidée par le Président de la délégation spéciale de la commune, la session a réuni des participants issus des sept villages de Godyr.

Répartis en groupes de travail, les membres des CCFV ont identifié les principaux types de conflits rencontrés dans leurs localités : contestations de dons de terres, conflits d’héritage, non-respect des limites, ou encore tensions entre agriculteurs et éleveurs. Les échanges ont également mis en lumière des conséquences lourdes, allant de la division familiale à des violences graves.

La formation a permis de rappeler les compétences des CCFV et les pratiques à éviter, notamment l’auto-saisine ou l’imposition de solutions. Si la participation active des acteurs locaux et la bonne maîtrise du sujet par l’animateur ont été saluées, la mission a relevé certains défis, tels que la barrière linguistique et l’inadaptation partielle du module.

À Réo et Zawara, les femmes au cœur de la sensibilisation foncière

Dans la commune de Réo précisément à Guido, la supervision a porté sur une séance de sensibilisation dédiée aux femmes, organisée par la COFLR-B. Le thème central : les documents requis et les procédures d’acquisition de l’APFR. L’animation, marquée par une forte mobilisation féminine a permis de clarifier les démarches administratives et de renforcer la connaissance des droits fonciers des femmes. Les participantes ont exprimé des préoccupations concrètes,   notamment sur l’obtention de l’accord des époux pour l’enregistrement conjoint des terres. Grâce à des outils pédagogiques adaptés comme la boîte à images, les échanges ont été facilités.

À Zawara, dans le village de Tiodié une autre assemblée Villageoise a mis en lumière les avantages de l’APFR pour les femmes. Là encore, la participation active des femmes et la maîtrise du sujet par l’animatrice ont marqué les esprits. Les discussions ont donné lieu à un plaidoyer fort en faveur de la reconnaissance des droits fonciers féminins, tout en insistant sur le dialogue au sein des ménages. Des insuffisances organisationnelles ont toutefois été relevées appelant à une meilleure anticipation des activités.

Des résultats encourageants, des ajustements nécessaires

Au terme de la mission, le constat est globalement positif. Les activités prévues par les OSC ont été effectivement mises en œuvre, les messages délivrés sont jugés pertinents et l’adhésion des communautés locales est réelle. La supervision a également permis d’apporter un appui technique direct aux animateurs et de corriger certains messages.

Les recommandations formulées visent à améliorer la coordination, adapter davantage les contenus aux réalités locales et renforcer l’impact des prochaines sessions. Autant d’ajustements nécessaires pour faire du foncier un levier de cohésion sociale et de développement durable dans les communes concernées.

                                                                                                              KABORE W. Aimée

WHHHH

𝐋’𝐎𝐍𝐆 𝐖𝐞𝐥𝐭𝐡𝐮𝐧𝐠𝐞𝐫𝐡𝐢𝐥𝐟𝐞 (𝐖𝐇𝐇) 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐏𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐌𝐮𝐥𝐭𝐢-𝐀𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐅𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 (𝐏𝐌𝐀𝐅) 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬.

𝐎𝐮𝐚𝐠𝐚𝐝𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮 𝐥𝐞 𝟏𝟑 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟔, 𝐿’𝑂𝑁𝐺 𝑊𝑒𝑙𝑡ℎ𝑢𝑛𝑔𝑒𝑟ℎ𝑖𝑙𝑓𝑒 (𝑊𝐻𝐻) 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑃𝑙𝑎𝑡𝑒𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑀𝑢𝑙𝑡𝑖-𝐴𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝐹𝑜𝑛𝑐𝑖𝑒𝑟 (𝑃𝑀𝐴𝐹) 𝑜𝑛𝑡 𝑡𝑒𝑛𝑢 𝑢𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑑’𝑒́𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑟𝑎𝑡𝑒́𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑟𝑖𝑎𝑡 𝑒𝑡 𝑎̀ 𝑟𝑒́𝑓𝑙𝑒́𝑐ℎ𝑖𝑟 𝑠𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒́𝑔𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑙𝑎𝑖𝑑𝑜𝑦𝑒𝑟, 𝑔𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑠.

𝐔𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞́𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞

Organisée dans le cadre d’une visite de courtoisie, la rencontre avait pour objectif principal d’explorer une idée de projet innovante, allant au-delà du plaidoyer classique. Les échanges ont mis l’accent sur des actions visibles et structurantes mieux adaptées aux réalités nationales, notamment dans un contexte marqué par les défis liés au changement climatique et à la sécurité alimentaire.

𝐋𝐚 𝐏𝐌𝐀𝐅 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞

Accueillant la délégation de WHH composée de M. Salifou – Head of Program et Harouna-Partner Advisor dans ces locaux, le coordonnateur de la PMAF a présenté l’équipe du secrétariat de la plateforme et rappelé les fondements de sa création. La PMAF œuvre principalement l’amélioration de la gouvernance foncière, à travers la sensibilisation aux droits fonciers et la promotion de réformes législatives favorables à une meilleure sécurisation des terres.

Il a souligné que, dès la troisième phase de Land for life ; des réflexions ont été engagées sur le lien entre gouvernance foncière et adaptation aux changements climatiques. Un accent particulier a été mis sur la valorisation économique des terres sécurisées, notamment celles détenues par des femmes titulaires d’Attestations de Possession Foncière Rurale (APFR).

Par ailleurs, la PMAF a relevé l’évolution de la stratégie gouvernementale ; désormais orientée vers des investissements structurants au bénéfice des communautés.

𝐖𝐇𝐇 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐜𝐫𝐞́𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬

Prenant la parole au nom de WHH, M. Salifou Head of Program ; a présenté les grandes orientations de la nouvelle stratégie pays de l’organisation actuellement en cours de validation. Celle-ci met l’accent sur la transformation des systèmes alimentaires en tenant compte des interactions entre agriculture, changement climatique et résilience des communautés.

Il a insisté sur l’importance de la cocréation des projets avec les partenaires locaux, afin de favoriser une meilleure compréhension mutuelle ; d’harmoniser les approches et d’intégrer efficacement les priorités de chacun. À ce titre, WHH a invité la PMAF à soumettre des propositions de projets alignées sur son expertise et les priorités stratégiques de l’ONG, tout en réaffirmant sa disponibilité à fournir un appui technique à travers ses experts.

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬

Les discussions ont également porté sur les enjeux de communication et de visibilité. En l’absence actuelle d’une chargée de communication dédiée au sein de WHH, il a été proposé que les partenaires partagent leurs productions médiatiques pour diffusion sur les plateformes de WHH. Certaines publications pourraient également être relayées via les canaux de communication de l’ambassade d’Allemagne, lorsque cela est pertinent.

La PMAF s’est engagée à renforcer la documentation de ses bonnes pratiques et à transmettre des contenus exploitables à cet effet.

𝐃𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

La possibilité pour la PMAF de sous-louer des bureaux au sein des locaux de WHH a également été évoquée, dans une logique de mutualisation des ressources et de renforcement de la collaboration. La proposition sera examinée par les instances dirigeantes de la PMAF.

Malgré quelques points de vigilance soulevés, notamment en lien avec les délais de traitement administratif et financier en début de projet, la rencontre a été jugée globalement positive. Elle a permis de consolider le partenariat entre les deux structures et d’ouvrir la voie à de nouvelles initiatives coconstruites, intégrant des actions structurantes complémentaires au plaidoyer .

KABORE.W Aimée

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𝐄𝐦𝐩𝐨𝐰𝐞𝐫𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́𝐬 : 𝐋𝐚 𝐏𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐣𝐮𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐫𝐢𝐤𝐨 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐍𝐚𝐧𝐝𝐨.

𝘋𝘶 28 𝘢𝘶 31 𝘥𝘦́𝘤𝘦𝘮𝘣𝘳𝘦 2025, 𝘭𝘢 𝘗𝘔𝘈𝘍 𝘢 𝘤𝘰𝘯𝘥𝘶𝘪𝘵 𝘶𝘯𝘦 𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘴𝘶𝘪𝘷𝘪 𝘦𝘵 𝘥’𝘢𝘤𝘤𝘰𝘮𝘱𝘢𝘨𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘢𝘫𝘶𝘳𝘪𝘴𝘵𝘦𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘳𝘦́𝘨𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘥𝘶 𝘎𝘶𝘪𝘳𝘪𝘬𝘰 𝘦𝘵 𝘥𝘶 𝘕𝘢𝘯𝘥𝘰 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘦́𝘷𝘢𝘭𝘶𝘦𝘳, 𝘴𝘰𝘶𝘵𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘦𝘵 𝘳𝘦𝘯𝘧𝘰𝘳𝘤𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘥𝘦 𝘴𝘦́𝘤𝘶𝘳𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘢𝘫𝘶𝘳𝘪𝘴𝘵𝘦𝘴 𝘮𝘦𝘯𝘦́𝘦𝘴 𝘢𝘶 𝘱𝘳𝘰𝘧𝘪𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘶𝘯𝘢𝘶𝘵𝘦́𝘴 𝘳𝘶𝘳𝘢𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘶𝘯 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘹𝘵𝘦 𝘮𝘢𝘳𝘲𝘶𝘦́ 𝘱𝘢𝘳 𝘥𝘦 𝘧𝘰𝘳𝘵𝘦𝘴 𝘵𝘦𝘯𝘴𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘢𝘶𝘵𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦.

𝐔𝐧𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐚𝐱𝐞́𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Conduite par le coordonnateur national de la PMAF Blaise Bama, la mission avait pour objectif principal d’assurer le fonctionnement effectif et efficient des parajuristes. Elle a combiné rencontres individuelles, échanges participatifs, entretiens avec les autorités communales.

𝐃𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́𝐬

 Sur le terrain, les parajuristes ont présenté un large éventail d’activités : séances de sensibilisation individuelles et de groupe, médiation de conflits, orientation des usagers vers les services fonciers compétents et accompagnement dans les démarches d’obtention des APFR.

𝐀̀ 𝐈𝐦𝐚𝐬𝐠𝐨, l’accès à la terre ; la méconnaissance des procédures légales et la multiplication des litiges constituent des défis majeurs pour les communautés.

𝐀̀ 𝐒𝐚𝐛𝐨𝐮 𝐞𝐭 𝐏𝐨𝐮𝐧𝐢, l’accent a été mis sur l’information juridique et la médiation avec une participation notable des femmes et des jeunes malgré les contraintes liées à la propriété foncière.

𝐀̀ 𝐁𝐚𝐦𝐚 𝐞𝐭 𝐊𝐨𝐮𝐦𝐛𝐢𝐚, les interventions ont touché plusieurs centaines de personnes, dans un contexte de forte pression foncière et de ventes parfois abusives de terres.

𝐃𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐦𝐚𝐥𝐠𝐫𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬

Les autorités communales rencontrées ont unanimement salué l’utilité du travail des parajuristes reconnu comme un facteur de prévention des conflits et de cohésion sociale. Toutefois, la mission a mis en évidence plusieurs difficultés tel que l’indisponibilité des populations, le coût élevé des APFR, le manque de moyens logistiques et l’insuffisance de formalisation des rapports d’activités.

En consolidant l’action de ces acteurs de proximité, la PMAF entend contribuer durablement à une meilleure gouvernance foncière et à la sécurisation des droits des communautés rurales du Guiriko et du Nando.

KABORE W Aimée

Visuel-PMAF

𝐂𝐡𝐞𝐫𝐬 𝐦𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬,

En ce début d’année, la 𝐏𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐌𝐮𝐥𝐭𝐢-𝐀𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 (𝐏𝐌𝐀𝐅) vous adresse ses meilleurs vœux. Que cette nouvelle année soit une source d’opportunités, de progrès et de synergies renforcées au service d’une gestion foncière équitable et durable.

Merci pour votre engagement et votre précieuse collaboration.

Bonne et heureuse année!

la 𝐏𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐌𝐮𝐥𝐭𝐢-𝐀𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 (𝐏𝐌𝐀𝐅)

b osc

FORMATION SUR LA LOI O34-2009 ET LES DIRECTIVES VOLONTAIRES POUR UNE GOUVERNANCE RESPONSABLE DES RÉGIMES FONCIERS.

Un guide en images pour mieux sensibiliser les populations rurales

Ouagadougou 12 décembre 2025, Des animateurs d’organisations de la société civile (OSC) partenaires du PARGFM ont pris part à un atelier de formation consacré au guide en images sur la loi 034-2009 et les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers destiné aux zones rurales. La session s’est tenue dans la salle de réunion du Projet d’Appui au Renforcement de la Gestion du Foncier et des Mines (PARGFM).

Renforcer les capacités des animateurs

Cette formation visait à outiller les animateurs afin qu’ils puissent former et sensibiliser efficacement les acteurs locaux sur la loi n°034-2009 portant régime foncier rural ainsi que sur les directives volontaires en matière de gouvernance foncière responsable. L’initiative répond à un besoin crucial d’information et de compréhension du foncier notamment dans les zones rurales où le taux d’analphabétisme demeure élevé.

Selon les organisateurs, l’utilisation d’un guide en images apparaît comme un outil pédagogique adapté permettant de transmettre des messages clairs et accessibles aux populations rurales souvent peu familiarisées avec les textes juridiques.

Une loi qui clarifie les droits fonciers

Au cours des échanges, le formateur a rappelé que la loi 034/2009 établit une distinction claire entre les terres de l’État, celles des collectivités territoriales et celles des particuliers.  Toutefois, la la RAF relue en 2025 reconnait la propriété exclusive de la terre à l’Etat  et attribue des droits d’usage aux particuliers. Les participants ont également été édifiés sur les étapes du processus de délivrance de l’Attestation de Possession Foncière Rurale (APFR), ainsi que sur les pièces constitutives du dossier.

Un accent particulier a été mis sur les droits fonciers des femmes et des jeunes, désormais reconnus par la loi comme ayant accès à la terre à condition de ne pas être en situation de prêt foncier avec le consentement de la famille ou du conjoint dans le cas des femmes pour se faire une APFR.

Une forte mobilisation à Ouagadougou

À Ouagadougou, la formation a réuni 28 animateurs sur 32 attendus issus des OSC intervenant dans les régions du Kadiogo et du Nando. L’ouverture officielle a été assurée par le responsable du suivi-évaluation de l’USEF, Monsieur Adama Sawadogo, qui a salué la mobilisation des participants et les a invités à tirer le meilleur profit des échanges.

La présentation de la boîte à images assurée par le formateur Bama Blaise a suscité un vif intérêt. Les participants ont activement pris part aux discussions posant de nombreuses questions et partageant leurs expériences de terrain.

Vers des règles foncières adaptées aux réalités locales

Il est également ressorti de la formation que la loi autorise chaque village ou commune à élaborer des chartes foncières locales ou des règles endogènes, afin d’adapter la gestion du foncier aux réalités socioculturelles et aux spécificités locales.

Une formation jugée satisfaisante

Au terme de l’atelier, les participants ont salué la qualité de la formation, la simplicité de la méthodologie et la pertinence des outils mis à leur disposition. Cette session a permis de renforcer les capacités des animateurs, de lever certaines zones d’ombre et de proposer des solutions concrètes aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Grâce à la boîte à images, les animateurs disposent désormais d’un outil efficace pour améliorer la sensibilisation et contribuer à une gouvernance foncière plus responsable et inclusive dans les zones rurales du Burkina Faso.

Kaboré W Aimée