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Promotion immobilière au Burkina Faso : Les actions contributives de la PMAF à l’adoption de la nouvelle loi, avant et après.

Promotion immobilière au Burkina Faso : Les actions contributives de la PMAF à l’adoption de la nouvelle loi, avant et après.

La Plateforme multi-acteurs sur le foncier (PMAF) est une fédération d’OSC, d’organisations paysannes, d’organisations de l’administration publique et du privé, de collectivités territoriales et d’organisations paysannes qui a vu le jour en mars 2019. Son objectif principal est d’assurer le droit à l’alimentation par une sécurisation foncière. La PMAF à travers ses actions a contribué énormément à l’adoption de la nouvelle loi (008-2023/ ALT du 20 juin 2023) portant sur la promotion immobilière au Burkina Faso.

Par cette nouvelle loi le gouvernement veut recadrer le secteur de l’immobilier et corriger les manquements de l’ancienne loi qui date de 2008. Bien avant l’adoption de la nouvelle loi, des organisations paysannes, à savoir la PMAF et la CPF (Confédération paysanne du Faso) ont beaucoup travaillé en faveur de l’adoption de la loi.

Alors que le réseau des promoteurs immobiliers battait le pavé pour dénoncer l’avant-projet de loi du 10 février 2023 portant sur la promotion immobilière, la PMAF et la CPF via une conférence de presse se sont rangés du côté du gouvernement de la transition.

La PMAF soucieuse de la question foncière a mené des démarches auprès du gouvernement afin que la loi soit revue et prenne en compte le cri de cœur des Paysans. De même le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Monsieur Mikailou SIDIBE s’est déplacé au siège de la CPF pour rencontrer le Président de la CPF afin de recueillir des suggestions et recommandations pour   que la loi puisse prendre en compte le monde paysan.

Également le monde rural a rencontré le président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré pour des échanges. La CPF était en première ligne lors de ce grand rendez-vous.

Les organisations paysannes par ces actions ont contribué à l’adoption de la nouvelle loi, le 20 juin 2023 qui régit désormais la promotion immobilière au Burkina Faso. Elle a été promulguée par décret présidentiel, signé le 3 juillet dernier, par le Président de la Transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré.

Avec cette victoire, les organisations paysannes continuent le combat, notamment la PMAF et la CPF. Elles travaillent d’ arrache pied à la mise en œuvre et au respect des clauses de la nouvelle loi: renforcer la gouvernance rurale par le droit a l’alimentation, accompagner les populations rurales dans le cadre de la sécurisation foncière, renforcer les connaissances des populations sur la nouvelle loi, organiser des journées de sensibilisation etc…

Quelques avantages de la loi 008-2023/ALT du 20 juin 2023

Primo, on peut noter la redéfinition même de l’activité de promotion immobilière. Dorénavant, la promotion immobilière va se recentrer autour de la construction de logements en excluant la question de la promotion foncière. Donc, il n’est plus question de vendre des parcelles nues.

Secundo, la promotion immobilière se passe au niveau des centres urbains, sur des terrains urbains aménagés. Ce qui nous permet d’écarter les terres rurales et de protéger ces terres qui sont destinées aux activités agro sylvo- pastorales.

Tertio, la limitation des superficies qui sont destinées à la promotion immobilière. Désormais la promotion immobilière ne peut se faire que sur une superficie n’excédant pas 5 hectares par promoteur et par projet immobilier. Cela permet d’éviter l’étalement urbain et l’accaparement des terres.

Quarto, le ministère chargé de l’urbanisme peut désormais sanctionner en cas d’infraction à la législation sur la promotion immobilière. Cette nouvelle loi encadrant l’exercice de la promotion immobilière au Burkina prévoit plusieurs sanctions et peines lorsqu’elle n’est pas respectée.

Miriam.O

Etude sur le contexte foncier rural et la cartographie des acteurs au Burkina Faso, les acteurs valident le rapport.

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative denommée « Land for Life/Partenariat Multi
Acteurs », qui est une idée conjointe de l’ONG Welthungerhilfe (WHH) et de la
Confédération Paysanne du Faso (CPF), une étude a été commanditée afin de fournir une
évaluation du contexte pays consistant à décrire et à analyser le contexte de la gouvernance
foncière nationale et la cartographie des acteurs. Le 25 Octobre 2018, les consultants ont
présenté le rapport provisoire de cette étude au cours d’un atélier présidé par le Directeur
Général Du Foncier, de la Formation et de l’Organisation du Monde Rural en représentation
du Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques. Selon le directeur pays de
l’ONG Welthungerhilfe, Jean Philippe Jarry, l’accès équitable et sécurisé à la terre devient un
enjeu important de gouvernance et il est au cœur des questions de sécurité alimentaire.C’est
pourquoi, dit-il, l’ONG WHH en collaboration avec la Confédération paysanne du Faso
(CPF), a lancé l’initiative Land for life (terre pour la vie).
Pour Bassiaka DAO, Président de la CPF, le présent atelier de validation de l’étude constitue
une opportunité pour rassembler un grand nombre d’acteurs, pour qu’ils adoptent une
évaluation commune du contexte et des défis. Cette évaluation pourra servir de base pour des
actions de plaidoyer en vue permettre à chaque agriculteur d’avoir un document qui lui
permette de revendiquer ses droits sur ses terres ancestrales.
Quant au Président de la cérémonie, il rassure que toute initiative allant dans le sens de
l’amélioration de la gouvernance foncière rurale est la bienvenue, parce que le ministère a en

projet d’évaluer mise en œuvre de la loi 034-2009 portant régime foncier rural, d’ici à 2019.
Et c’est l’un des volets qui permettront de faciliter l’évaluation de la loi et de prendre des
mesures idoines.
L’étude à permis de sortir le constat suivant :
• Un dispositif institutionnel lourd et couteux ;
• Des collectivités territoriales sont très faibles en ressources humaines et financières ;
• Une mise en application fortement dépendante des projets et programmes, ce qui pose le
problème de cohérence ;
• L’absence d’une vision du territoire chez les acteurs locaux ;
• Une faible perception de l’intérêt des autochtones pour la loi ;
• Des allochtones (migrants) quant à eux semblent tirer leur épingle du jeu et sécurisent mieux
leurs terres dans une optique d’investissement ;
• Une faible régulation des marchés fonciers
A ces différents constats, des pistes de solutions ont été proposés par les consultants et les
participants. L’atelier a aussi été l’occasion d’échanger sur la mise en place de la plateforme
multi acteurs et son fonctionnement.
C’est aux environs de 15h que l’atelier a pris fin avec l’adoption par les participants du
rapport provisoire sur la cartographie des acteurs au Burkina Faso.

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Droit foncier des femmes: la PMAF en fait son Cheval de batail

Droit foncier des femmes: la PMAF en fait son Cheval de batail

Le droit foncier des femmes est un sujet crucial qui reflète les inégalités persistantes dans de nombreuses sociétés. En effet, les femmes rurales représentent plus d’un quart de la population mondiale. Malgré leurs contributions significatives dans les activités agricoles et l’atteinte de la sécurité alimentaires des familles, elles ont un accès limité aux ressources naturelles et aux facteurs de production (la terre). Selon une étude de la FAO en 2010, il est indiqué que dans le monde moins de 20% des propriétaires fonciers sont des femmes et en Afrique Occidentale, ce taux est inférieur à 10%.

En ce qui concerne notre pays, le Burkina Faso, les textes juridiques nationaux et internationaux sont favorables à l’accès des femmes aux ressources naturelles et foncières.

L’accès aux droits fonciers des femmes au Burkina Faso est marqué par des disparités et des défis. Les autorités coutumières jouent souvent un rôle significatif dans ce contexte. Les pratiques traditionnelles peuvent limiter les droits fonciers des femmes, les reléguant souvent à des statuts inférieurs.

La Plateforme Multi acteurs sur le foncier en partenariat avec le ministère la Solidarité, de l’Action Humanitaire, de la Réconciliation Nationale, du Genre et de la Famille (MSAHRNGF) a tenu un atelier afin de promouvoir les droits fonciers des femmes à travers la sensibilisation des chefs traditionnels et coutumiers, Il a été aussi question de mobiliser les garants des traditions pour la cause des droits fonciers des femmes, de renforcer la collaboration entre l’Etat et les coutumiers pour assurer la sécurisation foncière des femmes rurales et obtenir les engagements des coutumiers en faveur des droits fonciers des femmes rurales.

Cet atelier résulte du dialogue national sur les Directives Volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, pêches et forêts tenu le 16 Juin ,2022 à Ouagadougou organisé par la Plateforme Multi acteurs sur le foncier.

Cela confirme que la PMAF fait du droit foncier des femmes, son Cheval de bataille.

Pour le Président de la PMAF Monsieur EL Hadj Bassiaka DAO « nos femmes, nos sœurs et nos mères s’investissent beaucoup dans l’agriculture mais pour la plupart du temps sur des terres qui peuvent leurs être retiré à tout moment sans préavis, faute de sécurisation. C’est pourquoi, il est très important que nos chefs coutumiers et traditionnels et nos partenaires ici présents de puisent réfléchir mais aussi prendre des actions fortes qui nous permettra de faire un pas de plus vers l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso ».

O.Miriam

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Les équipes Land for Life à la découvertes des tensions foncières entre les populations de Miles 91 et l’usine de fabrique de Bois Miro ”

Land for Life

Cross country Jour 2

Les équipes Land for Life à la découvertes des tensions foncières entre les populations de Miles 91 et l’usine de fabrique de Bois Miro ”

Mardi 23 juillet 2024, Il est 8h30 quand nous embarquons pour Mile-91. C’est une ville située à exactement 91 miles de Freetown. Le Mile-91 est situé sur l’autoroute menant à Bo City, qui mène ensuite au Liberia, depuis la Guinée. C’est la deuxième plus grande ville du district de Tonkolili, dans la région nord de la Sierra Leone. Le district de Tonkolili est également le district le plus central, avec la plus grande masse foncière.  

A Mile-91, s’est installée une entreprise britannique qui cultive des arbres pour produire des poteaux électriques en bois, des planches pour meubles, du charbon de bois et d’autres matériaux en bois à des fins industrielles. Cette société d’investissement du nom de Miro  Forestry Company Ltd. (Simplement appelée « Miro ») exploite de grandes superficies de terre avec un personnel conséquent.

Comment Miro a t’elle pu s’installer dans la zone ? quels sont les points de désaccord entre l’entreprise et la population? En quoi a consisté l’intervention de la plateforme multi acteur/ Land for Life Sierra Léone ? C’est ce que les participants de l’atelier annuel Land for Life sont allés découvrir lors de la visite terrain organisée à cet effet.  La délégation a d’abord rencontré la population de Miles 91, Puis les représentants de Miro ,suivie d’une visite guidée de l’entreprise.

Installation de Miro à Miles 91

Miro est arrivé dans la communauté en 2011 par l’intermédiaire d’un député de cette communauté qui l’a conduit vers les dirigeants communautaires et les propriétaires fonciers pour demander des terres.  L’approche de Miro a été très réussie car le député était une personne de confiance dans la communauté et, grâce à lui, de nombreuses personnes ont facilement accepté de donner leurs terres.

Cependant, la présence de Miro à Milles 91 n’est pas sans difficultés. En effet, pour certains, la population a été brimé par l’entreprise.

Contexte du Conflit

L’entreprise Miro, spécialisée dans l’industrie du bois, a annoncé son projet d’installer une grande usine de transformation dans la région de Miles 91, située au sud de la Sierra Leone. Selon Miro, l’usine promet de créer des centaines d’emplois locaux et de stimuler l’économie régionale par des investissements significatifs.

Cependant, cette initiative n’est pas bien accueillie par la population locale de Miles 91. Les résidents, qui dépendent traditionnellement de la forêt pour leurs besoins quotidiens et leur subsistance, expriment de vives préoccupations concernant la destruction potentielle de leurs terres et de leur environnement. L’agrandissement de l’usine implique une déforestation importante, ce qui pourrait non seulement affecter la biodiversité locale mais aussi réduire les ressources naturelles cruciales pour les communautés locales.

Aussi, selon certains habitants de Miles 91, les propriétaires terriens et les autorités coutumières n’ont pas été très impliqués dans le processus de négociation foncière pourtant les terres sur lesquelles Miro envisage de construire l’usine sont des terres ancestrales, utilisées depuis des générations pour l’agriculture et comme sources de médicaments traditionnels. Le genre aussi n’a pas été pris en compte car les femmes et les jeunes ont été exclu des échanges.  

 En plus, les coûts de paiements de rente foncière annuels sont largement insuffisants. Certains parlent de 15 dollars l’hectare.

Le dernier point de désaccord principal est que Miro auraient abandonné un agrément initial qui avait été fait avec les populations en temps que propriétaires terriens.

La réponse de Miro

De son côté, Miro affirme que contrairement à ce que font d’autres grandes sociétés d’investissement étrangères, elle a contacté les familles propriétaires pour louer directement leurs terres. Grâce à cette méthode, des contrats de location distincts ont été signés avec chaque famille et communauté propriétaire de terres.  Cette approche a contribué à faire de Miro une nouveauté et l’une des entreprises ayant le moins de conflits avec les communautés. Le représentant du directeur des affaires communautaires de Miro, explique que  d’autres approches ont été utilisées  pour instaurer la confiance avec la communauté (telles que le partage des bénéfices, la responsabilité au niveau local, le programme des cultivateurs).

En plus de cela, des initiatives de responsabilité sociale des entreprises (RSE), telles que la construction d’écoles et de centres de santé dans la région ont été mis en place. L’entreprise affirme aussi qu’elle a mis en place des programmes pour minimiser l’impact environnemental de l’usine, en utilisant des technologies plus écologiques et en respectant les normes internationales en matière de gestion forestière durable.

 L’intervention de Land for Life  à Mile 91?

 Land for Life sierra Léone a mener des actions de sensibilisation et de renforcement de capacité des populations de  Mile 91 sur leurs  fonciers. Selon les bénéficiaires, “Land for Life leur à apporté la lumière et les a sortis de  l’obscurité dans laquelle ils étaient plongés en ce qui concerne la connaissance des textes de loi relatifs au foncier en particulier et en gestion foncière en général”. Aussi, Land for Life a accompagné ou

bilatérales entre les communautés et le Miro. Ce qui a permis aux différentes parties prenantes de mieux se comprendre.

Land for Life ne compte en rester là. Selon le Député Mohamed Makeni, membre de la plateforme land for life SLE, la prochaine action consistera à renforcer spécifiquement les capacités des   jeunes et des femmes, afin qu’ils puissent être suffisamment outillés pour défendre eux mêmes leurs droits fonciers.

 Leçons apprises

Le conflit autour de l’installation de l’usine de bois de Miro à Miles 91 illustre un dilemme courant dans de nombreux pays en développement comme le Burkina Faso dans le cas de l’installation de la Mine Endeavour mining  dans la province du Tuy: comment concilier le développement économique avec la protection des droits des communautés locales et de l’environnement. 

La deuxième leçon que nous retenons, est que La résolution des conflits fonciers nécessite un dialogue ouvert et constructif entre toutes les parties prenantes, ainsi qu’une attention accrue aux préoccupations des communautés locales pour éviter des impacts sociaux et environnementaux négatifs durables.

Enfin, nous sommes encore plus convaincus que la mise en place des plateformes multi acteurs sur le foncier/ Land for life est véritablement une nécessité. Leurs actions permettent d’apporter aux populations la connaissance sur les lois foncières, ce qui leur permet de ne pas se laisser duper par les investisseurs et de mieux défendre leurs droits fonciers.Land for Life

 En plus, les coûts de paiements de rente foncière annuels sont largement insuffisants. Certains parlent de 15 dollars l’hectare.

Le dernier point de désaccord principal est que Miro auraient abandonné un agrément initial qui avait été fait avec les populations en temps que propriétaires terriens.

La réponse de Miro

De son côté, Miro affirme que contrairement à ce que font d’autres grandes sociétés d’investissement étrangères, elle a contacté les familles propriétaires pour louer directement leurs terres. Grâce à cette méthode, des contrats de location distincts ont été signés avec chaque famille et communauté propriétaire de terres.  Cette approche a contribué à faire de Miro une nouveauté et l’une des entreprises ayant le moins de conflits avec les communautés. Le représentant du directeur des affaires communautaires de Miro, explique que  d’autres approches ont été utilisées  pour instaurer la confiance avec la communauté (telles que le partage des bénéfices, la responsabilité au niveau local, le programme des cultivateurs).

En plus de cela, des initiatives de responsabilité sociale des entreprises (RSE), telles que la construction d’écoles et de centres de santé dans la région ont été mis en place. L’entreprise affirme aussi qu’elle a mis en place des programmes pour minimiser l’impact environnemental de l’usine, en utilisant des technologies plus écologiques et en respectant les normes internationales en matière de gestion forestière durable.

 L’intervention de Land for Life  à Mile 91?

 Land for Life sierra Léone a mener des actions de sensibilisation et de renforcement de capacité des populations de  Mile 91 sur leurs  fonciers. Selon les bénéficiaires, “Land for Life leur à apporté la lumière et les a sortis de  l’obscurité dans laquelle ils étaient plongés en ce qui concerne la connaissance des textes de loi relatifs au foncier en particulier et en gestion foncière en général”. Aussi, Land for Life a accompagné ou

bilatérales entre les communautés et le Miro. Ce qui a permis aux différentes parties prenantes de mieux se comprendre.

Land for Life ne compte en rester là. Selon le Député Mohamed Makeni, membre de la plateforme land for life SLE, la prochaine action consistera à renforcer spécifiquement les capacités des   jeunes et des femmes, afin qu’ils puissent être suffisamment outillés pour défendre eux mêmes leurs droits fonciers.

 Leçons apprises

Le conflit autour de l’installation de l’usine de bois de Miro à Miles 91 illustre un dilemme courant dans de nombreux pays en développement comme le Burkina Faso dans le cas de l’installation de la Mine Endeavour mining  dans la province du Tuy: comment concilier le développement économique avec la protection des droits des communautés locales et de l’environnement. 

La deuxième leçon que nous retenons, est que La résolution des conflits fonciers nécessite un dialogue ouvert et constructif entre toutes les parties prenantes, ainsi qu’une attention accrue aux préoccupations des communautés locales pour éviter des impacts sociaux et environnementaux négatifs durables.

Enfin, nous sommes encore plus convaincus que la mise en place des plateformes multi acteurs sur le foncier/ Land for life est véritablement une nécessité. Leurs actions permettent d’apporter aux populations la connaissance sur les lois foncières, ce qui leur permet de ne pas se laisser duper par les investisseurs et de mieux défendre leurs droits fonciers. Land for Life

Miriam. O

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Land for Life reconnaissante à la CPF pour sa contribution à la création de la Plateforme.

PMAF : Land for Life reconnaissante à la CPF pour sa contribution à la création de la Plateforme.

Du 21 au 27 mars 2024, la Coordonnatrice internationale de Land for Life de WHH (WeltHungerHilfe) siège en Allemagne et l’expert foncier à ILC (International Land Coalition), Alain Essimi Biloa, étaient en visite à Ouagadougou. Au menu de leur visite, séances de travail et d’échange avec la PMAF (le secrétariat et les membres), WHH Burkina et prospection de nouveaux partenariats. Cette visite avait aussi pour objectif de rencontrer la Confédération Paysanne du Faso (CPF) structure hôte de l’initiative Land for Life Burkina /PMAF.

En 2018, La Confédération Paysanne du Faso (WHH) a mis en œuvre une initiative soutenue par l’ONG WHH. Cette initiative dénommée Land for Life avait pour objectif la mise en place d’une plateforme multi acteurs sur le Foncier. C’est ainsi qu’une année plus tard, précisément en mars 2019, la plateforme Muti acteurs sur le foncier est créée. La CPF a hébergé le secrétariat jusqu’à son autonomisation en Décembre 2021. A partir du mois de mai 2024 marquant la fin de la 2eme phase de l’initiative Land for Life, la PMAF va maintenant voler de ses propres ailes en contractant directement avec WHH pour la mise en œuvre de la 3 -ième phase de l’initiative (2024- 2026).

La coordonnatrice internationale de l’initiative Land for Life à WHH siège en Allemagne, Anna Schreiber, en visite à Ouagadougou, a rencontré le Président du conseil d’administration de la CPF pour lui exprimer en son nom et celui de ses collaborateurs, toute sa reconnaissance et gratitude pour la contribution de la CPF au succès de l’initiative.

« Après deux ans de coordination, c’est ma première fois de venir au Burkina et je suis très heureuse de pouvoir vous remercier de vive voix pour avoir hébergé le secrétariat de la PMAF » s’est-elle exprimée.

Pour le Président de la CPF Bassiaka DAO, «l’Agriculture est un domaine très large et le foncier est très important pour son développement. C’est pourquoi la CPF n’a pas hésité à soutenir l’initiative en s’ouvrant à la mise en place de la plateforme et a héberger son secrétariat . Le président de la CPF a  aussi à son tour, remercier l’ONG WHH pour la confiance placée en elle pour  la mise œuvre de l’initiative. Il ajoute que ce fut une très belle expérience pour la CPF et c’est avec avec un réel plaisir qu’elle maintient son engagement dans la plateforme.

A cette rencontre, le représentant de ILC, Alain Biloa a formulé la recommandation que la CPF puisse documenter cette expérience qui pourra servir d’évidence pour des projets futures.  En rappel, la CPF est membre de ILC depuis 2021.

Pour matérialiser cette reconnaissance de Land for Life/WHH à la CPF, le Président Bassiaka Dao a reçu des mains de la coordonnatrice internationale Land for Life Anna Schreiber, une attestation de reconnaissance portant sa signature et celle de la Directrice Pays de l’ONG WHH. C’était en présence du premier vice-président de la CPF, de l’équipe technique de la CPF, de la Chef de projet PMAF à WHH Burkina et de l’équipe du secrétariat de la PMAF. 

Miriam. O

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